
Je me suis souvent retrouvé face à cette situation : mon enfant qui refuse, qui crie, qui s’oppose… et moi qui ne sais plus vraiment comment réagir. Pas par manque d’envie de bien faire. Mais parce que, dans le feu du moment, tout devient plus compliqué.
Si vous êtes dans ce cas, vous n’êtes pas seul. Et surtout, cela ne veut rien dire de négatif sur vous ou votre enfant.
Avec le temps, en testant, en observant et en m’appuyant sur des ressources fiables, j’ai compris quelque chose d’essentiel : toutes les études que j’ai consultées pointent vers les mêmes résultats — le comportement de l’enfant est étroitement lié à son développement et à la qualité de l’accompagnement qu’il reçoit.
Pourquoi gérer les comportements difficiles de son enfant est souvent plus complexe qu’on ne le pense
Avant de parler de solutions, il y a une chose qui m’a vraiment aidé : changer de regard. Pendant longtemps, je voyais certains comportements comme de la provocation, du refus, un manque de respect.
Aujourd’hui, je les vois plutôt comme :
- une difficulté à gérer une émotion
- un besoin non exprimé
- une compétence encore en construction
Et honnêtement, ça change tout dans la manière de réagir..
Comprendre avant d’agir : la base pour mieux gérer les comportements difficiles
Ce que j’ai appris avec le temps, c’est que tous les comportements ont une fonction.
Un enfant peut :
- refuser → parce qu’il veut garder le contrôle
- crier → parce qu’il est dépassé
- ignorer → parce qu’il est absorbé ou fatigué
Et encore une fois, toutes les études que j’ai consultées confirment que les comportements des enfants sont fortement influencés par leur capacité (encore immature) à réguler leurs émotions.
Cela explique pourquoi certaines stratégies disciplinaires qui fonctionnent avec les tout-petits peuvent s’avérer un échec total avec les enfants plus âgés.
Mais cela n’est pas uniquement une question d’âge. Les enfants ne se développent pas au même rythme et, comme le dit le psychologue et biologiste Jean Piaget, le stade de développement importe plus que l’âge chronologique de votre enfant.
Gérer les comportements difficiles de son enfant selon son âge
0 à 2 ans : comprendre avant tout

À cet âge, j’ai vite compris que mon enfant ne “faisait pas exprès”. Ce que j’observais :
- des pleurs soudains
- des gestes impulsifs
- des refus
Ce qui m’a aidé :
Donner des consignes simples
Au lieu de longues explications, j’ai adopté des phrases courtes :
- “Doucement”
- “On ne tape pas”, « On n’arrache pas des mains », « On ne tape pas », « On ne mords pas »…
Utiliser la distraction
Rediriger l’attention fonctionne souvent très bien. Par exemple, proposer un objet ou changer d’activité m’a évité bien des tensions.
2 à 6 ans : accompagner les émotions
C’est probablement la phase que j’ai trouvée la plus intense. Colères, oppositions, frustrations… tout peut aller très vite. Ce qui a vraiment fait la différence pour moi :
Aider mon enfant à mettre des mots sur ses émotions
Plutôt que de dire “calme-toi”, j’ai commencé à dire :
- “Je vois que tu es en colère”
- “C’est difficile pour toi”
Cela peut sembler simple, mais les études scientifiques montrent que nommer les émotions aide les enfants à mieux les réguler.
Se concentrer sur le positif
Il ne fait aucun doute que le renforcement positif donne des résultats, mais il ne peut fonctionner que s’il est mis en place correctement. Voici trois choses qui augmenteront vos chances de succès :
- Concentrez-vous sur le comportement que vous souhaitez voir : au lieu de vous focaliser sur le comportement à problème de votre enfant, concentrez-vous sur le comportement que vous souhaitez qu’il affiche.
Aussi, plus vos attentes le concernant sont claires, plus il est facile pour lui de savoir ce que vous attendez de lui.
- Félicitez plus que vous ne critiquez : dans les années 1970, deux spécialistes du couple, Gottman et Levenson, ont cherché à comprendre pourquoi certains couples restent ensemble tandis que d’autres divorcent. Ils ont constaté que 5:1 était le « ratio parfait » pour une relation heureuse.
Cela signifie que pour développer des relations fortes, chaque interaction négative en nécessite au moins cinq positives.
Les recherches sur le développement de l’enfant ont montré que la relation parent-enfant fonctionne plus ou moins sur les mêmes principes. Plus vous vous focalisez sur le comportement positif de votre enfant, plus il y a de chances que celui-ci se répète.
- Renforcez les comportements positifs dès qu’ils se produisent : renforcer un comportement positif dès qu’il se produit aide votre enfant à faire le lien entre ses actions/son comportement et le retour positif.
Chez nous, au lieu de corriger en permanence, nous avons essayé de remarquer :
- les moments calmes
- les efforts
- les comportements adaptés
Et progressivement, ces comportements sont devenus plus fréquents.
Pour aller plus loin
Une stratégie de discipline positive que vous pouvez mettre en place dès aujourd’hui

Introduire des outils concrets
C’est à ce moment-là que j’ai ressenti le besoin d’être plus structuré. J’ai créé (et utilisé au quotidien) des supports simples pour :
- accompagner les colères
- proposer des alternatives
- garder une cohérence dans mes réactions
Je les ai ensuite rassemblés dans un guide pratique que j’utilise encore aujourd’hui. Il m’a vraiment aidé à garder le cap dans les moments difficiles.
6 à 10 ans : poser un cadre clair
Avec l’âge, j’ai remarqué un besoin croissant d’autonomie… mais aussi plus de contestation. Ce qui m’a aidé : Impliquer mon enfant dans les décisions
Par exemple :
- fixer ensemble certaines règles
- proposer des choix encadrés
Cela a réduit beaucoup de conflits.
Utiliser des conséquences logiques
Plutôt que des sanctions arbitraires, j’ai essayé de rester cohérent.
Par exemple :
- un objet mal utilisé → retiré temporairement
- un oubli → réparé
Cela demande de la constance, mais ça fonctionne mieux sur le long terme.
Pour aller plus loin
La discipline des enfants : poser le cadre et les limites qui fonctionnent vraiment

7 principes qui m’ont aidé à mieux gérer les comportements difficiles
1. La discipline n’est pas une punition
J’ai longtemps confondu les deux. Aujourd’hui, je vois la discipline comme un apprentissage.
2. Choisir ses priorités
Tout ne mérite pas une réaction. Et ça, ça change énormément le quotidien.
3. Ne pas réagir à chaud
C’est difficile… mais essentiel. Prendre quelques secondes m’a évité beaucoup de réactions que j’aurais regrettées.
Créez votre « boîte à outils » de discipline : Être à l’aise avec plusieurs stratégies efficaces peut faciliter votre gestion du comportement inapproprié de votre enfant. 3 outils pour mieux gérer la discipline de votre enfant vous guidera pour identifier quelques stratégies appropriées en lien avec votre enfant, votre personnalité et votre contexte familial.

4. Renforcer le lien
J’ai remarqué que les périodes de “comportements difficiles” coïncidaient souvent avec un besoin de connexion. Même quelques minutes de qualité font une différence. Voici un DÉFI GRATUIT qui vous propose quelques pistes.
5. Être cohérent (sans viser la perfection)
J’ai arrêté de chercher à être parfait.
La régularité suffit largement.
6. Adapter ses réactions à l’enfant (et non l’inverse)
Chaque enfant est différent.
Ce qui fonctionne pour l’un ne fonctionne pas forcément pour l’autre.
7. S’entourer si besoin
Parler avec d’autres parents ou professionnels m’a beaucoup aidé à prendre du recul.
Quand faut-il s’inquiéter ?
La plupart des comportements sont normaux.
Mais certains signaux méritent une attention particulière s’ils sont fréquents :
- comportements très intenses
- difficultés à se calmer
- agressivité répétée
Cela ne veut pas dire qu’il y a un problème grave, mais que votre enfant a peut-être besoin d’un accompagnement plus spécifique.
Ce qui a vraiment changé pour moi
Si je devais résumer mon parcours :
- j’ai arrêté de chercher une solution miracle
- j’ai commencé à observer davantage
- j’ai simplifié mes réactions
Et surtout, j’ai compris que gérer les comportements difficiles de son enfant est un processus, pas un résultat immédiat.
Cela dit, bien que les colères soit courantes chez les enfants, certains comportements peuvent signaler la nécessité d’intervention lorsqu’ils surviennent tous les jours ou plusieurs jours par semaine :
- Comportement violent
- Colères répétées dans une journée
- Colères intenses
- Comportement disproportionné
- Rapports fréquents de l’école sur le comportement incontrôlable de votre enfant
- Difficulté à se remettre de crises de colère
- Comportement agressif envers les objets inanimés
- Comportements agressifs/dangereux envers lui-même quand il se met en colère
Pour aller plus loin
Cultiver l’intelligence émotionnelle de l’enfant : 50 pistes concrètes pour le quotidien
La colère chez l’enfant de 5 ans: comprendre, accompagner, apaiser
Ce qu’il faut retenir
Gérer les comportements difficiles de son enfant ne consiste pas à tout contrôler. C’est plutôt comprendre, accompagner, et ajuster, et surtout, avancer pas à pas.
Questions fréquentes
1. Est-ce normal que mon enfant ait souvent des comportements difficiles ?
Oui, c’est même une partie normale du développement. Les enfants apprennent encore à gérer leurs émotions et leurs réactions. Avec le temps et un accompagnement adapté, ces comportements évoluent.
2. Que faire quand je perds patience ?
Ça m’arrive aussi. Dans ces moments-là, le plus utile est souvent de faire une pause, même courte. Revenir plus calme permet de réagir de manière plus constructive.
3. Est-ce que les punitions sont efficaces ?
Elles peuvent parfois stopper un comportement à court terme. Mais toutes les études que j’ai consultées montrent qu’elles sont moins efficaces sur le long terme que les approches basées sur l’apprentissage et la compréhension.
4. Comment rester constant dans mes réactions ?
C’est probablement l’un des plus grands défis. Ce qui m’a aidé, c’est d’avoir des repères simples et des outils prêts à l’emploi. Cela évite de devoir improviser dans les moments difficiles.
5. Comment savoir si je fais “bien” ?
Avec le recul, il n’y a pas de perfection à atteindre. Si vous cherchez à comprendre votre enfant, à ajuster vos réactions et à maintenir un lien positif, vous êtes déjà sur la bonne voie.
Si vous voulez aller plus loin, j’ai regroupé mes outils et stratégies pour vous aider à gérer les comportements difficiles de votre enfant avec plus de sérénité… même dans les moments les plus intenses.
Bonjour voilà mon fils 6 ans il est en CP mais depuis la maternelle il a un comportement difficile. Il a un très bon niveau à l’école et je suis fière de lui. Mais au niveau comportement c’est plus compliquer il fait ke fignole en classe il se fait remarquer et il commence à nous mentir. Il dit tout le temps que c’est les autres qui l’embête hors c’est lui qui commence. Avec sa petite sœur c’est pareil il va bien jouer avec elle et après il la fait crier. Je ne sais plus quoi faire j’ai besoin de conseil s’ils vous plaît aider moi merci
Bonjour,
Je suis navrée pour vous… La bonne nouvelle c’est qu‘à 6 ans, il est encore possible de changer le comportement des enfants. Je vous laisse quelques articles – j’espère qu’ils vous donneront des astuces pratiques :
https://lesapprentisparents.fr/2019/11/15/une-strategie-de-discipline-positive-que-vous-pouvez-mettre-en-place-des-aujourdhui/
https://lesapprentisparents.fr/2019/02/19/les-dix-commandements-dune-discipline-efficace/
https://lesapprentisparents.fr/2020/09/13/la-discipline-des-enfants-comment-definir-des-limites-qui-fonctionnent/
https://lesapprentisparents.fr/2020/07/01/15-erreurs-de-discipline-qui-renforcent-le-comportement-inapproprie-de-votre-enfant/
Si le comportement de votre fils s’aggrave, n’hésitez pas à faire appel aux services d’un spécialiste qui saura vous donner des conseils plus en lien avec votre situation.
Bonjour
Mon garçon a 10 ans je suis séparée de son père. J’ai refait ma vie depuis 5 ans et j’ai eut un autre garçon qui as 2 ans. Tout se passe bien entre frères. Mon aîné supporte très mal l’autorité et surtout celle de son beau père avec qui il s’entend quand même très bien. J’ai la garde de mon grand a 80%.
Le soucis est qu’il refuse des choses simple comme mettre la table, ont lui demande juste de s’investir dans la vie de famille. On conséquence il est puni des écrans et cela provoque de grosses crises. Nous ne savons plus quoi faire.
Bonjour,
Je pense qu’il faut l’impliquer davantage dans la prise de décisions (les taches à effectuer, les conséquences de son comportement, etc.).
Voici un article qui peut vous aider:
https://www.lesapprentisparents.fr/2018/06/24/lart-de-la-negociation-un-outil-efficace-dans-la-resolution-des-conflits-familiaux/
Bonjour
Mon fils a 5 et demie il est en grande section mais a l’école il est agressif avec les autres enfants à tendance à jouer et puis après a tapé sans raison particulière ou même en classe sans raison de plus il a a du mal à travailler en classe et à la cantine il est mis seul pour pas embêter les autres alors que en dehors de ce contexte il ne se comporte pas comme ça à la maison oui il est seul mais pas de soucis et à mon travail qui est un centre équestre il joue avec tout les enfants grands petits sans problème il est très autonome la bas
Du coup je suis un peu perdu je sais plus quoi faire pour l’école
Merci
Bonjour,
Savoir ce qui déclenche le comportement difficile de votre enfant à l’école vous permettra d’agir plus facilement…
Voici d’autres pistes à explorer…
https://www.lesapprentisparents.fr/2019/11/15/une-strategie-de-discipline-positive-que-vous-pouvez-mettre-en-place-des-aujourdhui/
https://www.lesapprentisparents.fr/2020/07/01/15-erreurs-de-discipline-qui-renforcent-le-comportement-inapproprie-de-votre-enfant/
https://www.lesapprentisparents.fr/2022/03/18/lenfant-difficile-le-comprendre-pour-mieux-faire-face-a-son-comportement/
Bon courage
Bonjour,
N’auriez vous pas autre chose sur le comportements des autres enfants ?
Et il y a quequchose qui ne va pas:
Ma fille de 13 ans se comporte comme vous avez dévris le comportements des 6-10 ans ; et quand j’ai consulté un psy il m’a dit :
« Cet enfant se porte très bien, elle est même un peu en avance pour son âge ».
C’était la même réponse à peu près de chez les six psychologues que j’ai consulté.